30/03/2008 09h17
L'appel à dons pour les grands animaux, ça marche. Et certaines associations le savent.
Et si notre Ligue souhaite protéger aussi les vers de terre, des champignons microscopiques et des bactéries, est-ce que ça marchera? La récolte de fonds pour mieux diffuser les idées et pour monter des dossiers documentés n'est pas essentielle mais comment mesurer autrement l'intérêt que notre action pour les espèces invisibles aura suscité? À défaut de nous rejoindre, n'hésitez pas à nous joindre: merci de vos messages à venir.
Bien plus nombreux que les espèces aériennes, innombrables au sens propre du terme, tous ces vers et ces micro-organismes sont indispensables. Il est bien connu qu'il faut manger pour vivre.
Les aliments sont végétaux ou animaux. Pour récolter les légumes, l'humanité a domestiqué des plantes sauvages et nous les cultivons.
Pour cultiver, il faut une terre fertile. La fertilité naturelle demande la présence d'humus. L'humus désigne la couche supérieure du sol qui résulte de la décomposition de la matière organique (les feuilles mortes, par exemple). Et qui effectue ce travail laborieux? Justement toute cette armée de lombrics, une multitude de bactéries et de champignons. Ce sont des légions de travailleurs souterrains qui s'activent. Quelle activité saine et prometteuse! Ces légions font un recyclage permanent et les déchets disparaissent, métamorphosés en ce précieux humus enrichi en éléments nutritifs.
PLANTES
De ce qui précède, comment ne pas décider de favoriser, au lieu de détruire toute cette vie invisible ?
Beaucoup de terres cultivées se dégradent par manque d'apport de déchets végétaux ou animaux, et le recours aux engrais montre ses limites et ses inconvénients, dont la pollution de l'eau n'est pas le moindre. Le manque de couverture végétale favorise l'érosion ou le tassement des sols.
CULTURES
Il est important de ménager ces cohortes si précieuses. Certaines actions humaines (travail du sol en particulier mais aussi usage de pesticides) pourraient leur nuire.
Ainsi, plusieurs scientifiques se demandent sérieusement si ce bouleversement du sol que représente le labourage est une bonne technique. La perturbation de l'activité des micro-organismes et des vers de terre est immense et ne pas retourner le sol semble préférable.
La méthode de la culture sans labour est de nature à favoriser les micro-organismes et les vers de terre. Mais bien sûr, cette élimination du labour nécessite par ailleurs la mise en oeuvre d'une gamme de techniques pour en éviter les aspects négatifs, car ils existent.
Et le renoncement s'impose aux produits phytosanitaires, dont l'impact est négatif sur la microfaune ou la microflore que la technique sans labour fait prospérer.



Congrès canadien - Systèmes de surveillance des maladies , Québec, Canada, 1er et 2 décembre 2008


